Vue aérienne de villas et oliveraies dans l'arrière-pays de la Côte d'Azur avec la côte méditerranéenne visible au loin

Analyse de Marché

Rapport de Marché Q2 2026 — Arrière-pays de la Côte d'Azur

Volume de ventes, prix médians et évolution annuelle sur huit communes — Valbonne, Mougins, Biot, Grasse, Opio, Châteauneuf-de-Grasse, Le Rouret et Roquefort-les-Pins — à partir de la dernière publication DVF de la Direction Générale des Finances Publiques.

La Reserve | Riviera Editorial TeamAuteur
24 mai 2026Publié
14 min de lectureDurée

Q2 2026 en cinq chiffres

Les huit communes couvertes par ce rapport représentent l'ensemble de la ceinture résidentielle premium de l'arrière-pays des Alpes-Maritimes : Valbonne, Mougins, Biot, Grasse, Opio, Châteauneuf-de-Grasse, Le Rouret et Roquefort-les-Pins. Elles totalisent 2 764 ventes de maisons (surface bâtie ≥ 100 m²) dans la base DVF officielle entre janvier 2020 et juin 2025 — la dernière période entièrement publiée par la DGFiP.

Cinq chiffres clés cadrent le trimestre :

  • 91 ventes de villas enregistrées sur les douze derniers mois cumulées — soit environ 11 par commune par an, conforme à la moyenne longue.
  • Mougins reste le plafond de prix à 1 145 000 € de prix médian global et 6 625 €/m². En 2025 partiel, on est à 7 111 €/m² — stable par rapport aux 7 100 €/m² de 2024.
  • Grasse est l'ancrage valeur à 630 000 € de prix médian et 4 347 €/m². Même après une progression de +27 % sur cinq ans, elle se situe à environ deux tiers du plafond Mougins.
  • Cinq communes sur huit progressent en annuel (médian €/m² 2023→2024) ; trois reculent légèrement, entre -1 % et -4 %.
  • Châteauneuf-de-Grasse est la surprise 2025 à 1 333 000 € de prix médian (10 transactions), la plus élevée de l'échantillon — tirée par des grandes parcelles dans le haut de gamme.

La suite du rapport décortique les données commune par commune, puis se conclut sur les implications pratiques pour acheteurs et vendeurs en Q3 et Q4 2026.

Méthodologie et sources de données

Tous les chiffres de transaction de ce rapport proviennent de la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières), le registre officiel des transactions immobilières françaises publié deux fois par an par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) sous Licence Ouverte 2.0 (Etalab). DVF enregistre chaque transaction au moment de la signature notariale, avec le prix, la surface, la date et la commune. Les données utilisées proviennent de la publication d'avril 2026 ; la dernière transaction entièrement enregistrée à la source est datée du 27 juin 2025.

Le filtrage isole le marché des villas : maisons individuelles uniquement, surface bâtie ≥ 100 m², transactions de vente uniquement (hors échanges, donations, et la plupart des appartements et locaux professionnels). DVF ne couvre ni l'Alsace-Moselle ni Mayotte, ce qui n'affecte pas la zone Riviera.

Ce que les prix DVF incluent et excluent compte pour l'interprétation. Ils incluent les honoraires d'agence à la charge du vendeur intégrés au prix accord et la TVA le cas échéant, mais excluent les honoraires d'agence à la charge de l'acheteur et les frais de notaire (typiquement 7-8 % dans l'ancien et 2-3 % dans le neuf). Un chiffre DVF de 1 000 000 € n'est donc pas ce que l'acquéreur a réellement signé chez le notaire — le coût tout compris se situe plutôt autour de 1 075 000 € avec les frais d'acquisition.

Les médianes sont utilisées partout plutôt que les moyennes. Sur un marché à faible échantillon et forte variance comme les villas de la Riviera, une seule vente exceptionnelle peut tirer la moyenne de 15-20 % sur un trimestre ; la médiane est bien plus résistante aux valeurs aberrantes et donne une lecture plus juste de ce que l'acheteur typique paie pour le bien typique.

L'évolution sur cinq ans renvoie au pourcentage de variation du €/m² médian entre 2020 et 2025 ; l'évolution annuelle renvoie à celle entre 2023 et 2024, la dernière paire complète disponible. La prochaine publication DGFiP d'octobre 2026 permettra de publier le 2024→2025 dès que le second semestre 2025 sera entièrement enregistré.

Le contexte cinq ans : qui a le plus bougé, et pourquoi

Le tableau à cinq ans (2020 à 2025) donne à ce Q2 2026 son cadre de référence. Sur les huit communes, classées par variation du €/m² médian :

  1. Mougins +40 % — de 5 074 €/m² en 2020 à 7 111 €/m² en 2025
  2. Châteauneuf-de-Grasse +38 %
  3. Grasse +27 % — le marché valeur a rattrapé
  4. Valbonne +25 % — fort mais plus en tête
  5. Le Rouret +25 %
  6. Opio +23 %
  7. Roquefort-les-Pins +17 %
  8. Biot +6 % — l'exception contrainte par l'offre

Deux schémas expliquent l'essentiel de cette dispersion. Le premier est l'offre : les communes disposant de terrains constructibles en quantité pour villas (Mougins, Châteauneuf, Valbonne) ont suivi la demande car le pipeline pouvait continuer à absorber les transactions ; les communes où le cœur de village domine et le PLU contraint (Biot en particulier) ont vu la demande dépasser l'offre sans pouvoir traduire cela en unités supplémentaires, et le €/m² s'est resserré sans escalade majeure. Le second schéma est la quête de valeur : quand Mougins a franchi 6 000 €/m² puis 7 000 €/m² en 2022 et 2023, une part significative des acheteurs relocataires s'est redirigée vers Grasse et Roquefort-les-Pins, expliquant les fortes progressions cinq ans depuis une base plus basse.

Biot mérite sa note de bas de page. Le titre +6 % sous-estime ce qui se passe vraiment : le €/m² médian de Biot sur les douze derniers mois atteint 7 222 €, devant Mougins à périmètre comparable. La médiane cinq ans est tirée vers le bas par le fort volume 2020-2022 sur des prix plus bas. Autrement dit, les transactions récentes de Biot portent sur des maisons plus petites, de meilleure qualité, dans le périmètre du village ou sur les coteaux protégés — la clientèle s'est déplacée vers des acquisitions patrimoniales en haut de cycle.

Valbonne

Valbonne enregistre 266 transactions de villas sur 2020-2025, troisième volume de l'échantillon après Mougins (747) et Grasse (648). Prix médian de vente à 914 255 € et médiane €/m² à 6 142 €. L'évolution annuelle 2023→2024 atteint +12 % sur le €/m², la plus forte de toute commune cette année-là, avec une progression cinq ans de +25 %.

Les données 2025 partielles montrent un refroidissement. Le €/m² s'est tassé à 6 131 € (-0,2 % par rapport aux 6 800 € de 2024) et le prix médian baisse à 780 000 € sur 14 transactions enregistrées. Ce n'est pas un marché qui chute — c'est un marché qui a fait +12 % en un an, a touché le plafond que les acheteurs internationaux étaient prêts à payer pour la prime Valbonne, et qui consolide avant le prochain cycle. La composition des ventes récentes compte : les 14 transactions partielles 2025 portent sur des biens plus petits (médiane de surface en recul d'environ 10 m²), tirant le prix médian vers le bas alors que le €/m² tient.

Pour les acheteurs, Valbonne au Q2 2026 ouvre une fenêtre rare. Le pic €/m² de 2024 (6 800 €) ne sera probablement pas égalé en 2025 ; la médiane partielle 2025 (6 131 €) correspond grosso modo à la clôture 2022. Qui a été évincé du marché en haut de cycle dispose d'un bref moment pour entrer au niveau 2022, avec cinq années d'investissements d'infrastructure (extension de Sophia Antipolis, étude de faisabilité du tramway, refonte du bus Valbonne–Mouans-Sartoux) déjà intégrées au prix.

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Mougins

Mougins est le plus grand marché de l'échantillon avec 747 transactions de villas sur 2020-2025, le prix médian de vente le plus élevé à 1 145 000 €, et la plus forte progression cinq ans à +40 % sur le €/m². C'est aussi la seule commune où le €/m² des 12 derniers mois (8 200 €) dépasse nettement la médiane cinq ans (6 625 €) — mais ce chiffre repose sur seulement 22 transactions et reflète fortement quelques ventes haut de gamme dans les domaines des Bréguières et adjacents à Roquefort-les-Pins.

L'évolution 2023→2024 a été de -3 % sur le €/m², second plus fort recul de l'échantillon. En 2025 partiel, on est essentiellement stable à 7 111 €/m² (40 transactions) contre 7 100 €/m² en 2024. À retenir : Mougins a franchi le plafond des 7 000 €/m² en 2023 (7 335 €/m²) puis s'est posé dans un palier. Le marché digère le +40 % couru entre 2020 et 2023 plutôt que de poursuivre la montée.

Ce qui se passe sous le chiffre titre est plus intéressant. Le marché de Mougins se segmente : les domaines haut de gamme des Bréguières et de Saint-Martin transigent régulièrement au-delà de 10 000 €/m², tandis que la périphérie du village et les appartements-petites maisons de Mougins-le-Haut tournent plutôt autour de 5 000 €/m². Cadrer Mougins comme un seul marché serait une erreur. Pour une commune qui détient la plus forte progression cumulée à cinq ans, les douze prochains mois concernent davantage la composition par secteur que le mouvement absolu des prix.

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Biot

Biot est la commune la plus intéressante de l'échantillon à huit, et la plus facile à mal lire en se contentant du chiffre titre. 262 transactions sur 2020-2025, prix médian de vente 847 500 €, médiane €/m² 5 804 €, évolution cinq ans à seulement +6 %. Sur le papier, Biot ressemble au retardataire.

La photo des 12 derniers mois raconte l'inverse : prix médian 1 069 144 € sur 12 transactions, médiane €/m² 7 222 € — devant Mougins au m². En 2025 partiel, 19 transactions à 1 140 000 € de prix médian et 7 182 €/m². Ce qui se joue est une segmentation claire : le volume Biot 2020-2022 était dominé par du milieu de gamme (médiane €/m² 2020 à 5 474 €), tandis que 2024 et 2025 sont dominés par des maisons de village plus petites et plus qualitatives et par des propriétés en coteau protégé, qui transigent à un €/m² bien plus élevé.

La raison structurelle est le PLU. Le plan local d'urbanisme de Biot restreint sévèrement la construction de villas neuves dans le périmètre historique et sur les terres agricoles protégées, ce qui plafonne la croissance de l'offre. Les acheteurs qui veulent un code postal Biot se disputent un stock fixe de maisons de village et de parcelles discrètes en coteau, faisant monter la prime au m² de ce sous-ensemble bien au-dessus de la moyenne longue. Le Biot de 2026 est en réalité deux marchés cousus ensemble : un haut de gamme étroit et cher, et un milieu de marché qui s'amincit en se résorbant.

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Grasse

Grasse est l'ancrage valeur de l'arrière-pays. 648 transactions de villas sur 2020-2025 (deuxième volume après Mougins), prix médian de vente 630 000 €, médiane €/m² 4 347 €, évolution cinq ans +27 %. Les chiffres 2025 partiels indiquent un marché à 4 753 €/m² sur 46 transactions — pratiquement stable par rapport à 2024 (4 571 €/m², +4 % YoY).

Deux éléments à comprendre sur Grasse. D'abord, la commune est géographiquement vaste et abrite des sous-marchés radicalement différents. La vieille ville et Plascassier d'un côté (petites maisons de village, offre limitée, prime au m²) ; les hameaux de coteau de Magagnosc et Saint-Jacques sur le haut (villas panoramiques, plus de terrain) ; et le plateau rural vers Cabris et Saint-Vallier à l'autre extrême (grandes parcelles, €/m² plus bas, trajet plus long). La médiane de 630 000 € couvre tout cela et ne doit jamais servir à estimer un bien précis.

Ensuite, Grasse a bénéficié du report de valeur depuis Mougins et Valbonne sur les trois dernières années. Les acheteurs partis avec l'idée d'un code postal Mougins qui ont reculé devant les 7 000 €/m² finissent souvent par visiter à Magagnosc ou Plascassier et y trouver 4 500-5 500 €/m² pour une qualité de construction comparable et un temps de trajet équivalent vers Sophia Antipolis. La progression +27 % à cinq ans correspond pour l'essentiel à ce report de demande comblant l'écart de valeur. La suite dépend de la durabilité de cet arbitrage — les volumes actuels suggèrent qu'il tient.

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Opio

Opio est le plus petit marché en nombre de transactions (135 ventes de villas sur 2020-2025, environ 23 par an en moyenne). Prix médian de vente à 1 030 000 € et médiane €/m² à 6 171 € — presque identique à Valbonne malgré la base de transactions bien plus restreinte. Évolution cinq ans à +23 %.

L'évolution 2023→2024 a été de -4 % sur le €/m², le plus fort recul de l'échantillon. La photo 2024 est inhabituelle : 38 transactions à 6 800 €/m² et 971 800 € de prix médian, puis la fenêtre 12 derniers mois ne montre que 3 transactions à 4 250 €/m² et 708 000 € de prix médian — chiffres à ne pas surinterpréter compte tenu du faible échantillon. 2025 partiel revient à un terrain plus typique à 6 497 €/m² sur 9 transactions.

Le marché d'Opio est dominé par un petit nombre de domaines de qualité regroupés autour de l'Opio Golf Club et des chemins ruraux au sud du village. Le faible volume signifie qu'une seule vente de domaine déplace nettement la médiane, et l'aberration des 12 derniers mois reflète probablement deux ou trois ventes sub-800 k€ de biens plus petits en lisière de village plutôt qu'un changement structurel. Opio est le rappel prototypique que les médianes DVF sur petits échantillons doivent être triangulées avec les annonces actives et le renseignement terrain — un seul trimestre raconte rarement toute l'histoire.

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Châteauneuf-de-Grasse

Châteauneuf-de-Grasse est la surprise du Q2 2026. 175 transactions sur 2020-2025, prix médian de vente 1 100 000 €, médiane €/m² 5 759 €, évolution cinq ans +38 % — deuxième de l'échantillon. L'évolution 2023→2024 a été de +10 % sur le €/m², et 2025 partiel montre le prix médian le plus élevé de toute commune à 1 333 000 € sur 10 transactions, avec un €/m² à 5 745 €.

Ce chiffre de 1 333 000 € mérite un examen. Il est cohérent avec ce que l'agence constate sur le terrain : les transactions récentes se concentrent sur des grandes parcelles (>2 000 m² de terrain) avec villa qualitative, souvent avec piscine et dans le haut du stock immobilier de la commune. Le €/m² qui reste stable tandis que le prix médian s'envole confirme cette lecture — les acheteurs paient davantage en valeur absolue pour des biens plus grands, pas plus au m² pour le même bien.

Châteauneuf bénéficie d'une combinaison difficile à reproduire ailleurs dans l'arrière-pays : authenticité villageoise (le centre historique est réellement habité), vues dégagées sur la vallée du Loup, proximité à la fois de Sophia Antipolis (15 minutes) et de la côte (25 minutes), et un mix résidentiel non envahi par la location saisonnière. Pour qui cherche une résidence principale ou semi-principale avec du terrain, Châteauneuf à 5 700-6 000 €/m² en 2025 est l'un des meilleurs rapports qualité-prix de l'échantillon, et les données confirment que le marché a fini par s'en rendre compte.

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Le Rouret

Le Rouret enregistre 147 transactions sur 2020-2025, prix médian de vente 760 000 €, médiane €/m² 5 209 €, évolution cinq ans +25 %. L'évolution 2023→2024 a été de +5 % ; la photo 2025 partielle est inhabituelle à 3 893 €/m² sur 12 transactions, avec un prix médian de vente à 645 130 €.

La baisse 2025 du €/m² relève d'un effet de composition d'échantillon plutôt que d'un effondrement du marché. Les 12 transactions partielles incluent plusieurs ventes de grandes parcelles (Le Rouret est une commune relativement rurale où les grands terrains sont la norme), et le chiffre au m² est lourdement influencé par le rapport terrain/surface bâtie. Le prix médian de vente qui tient au-dessus de 645 000 € confirme l'absence de chute — c'est simplement que l'échantillon récent penche vers des biens où le terrain domine le calcul de valeur.

L'attrait du Rouret est clair : authenticité villageoise sans la prime de marque Mougins ou Valbonne, parcelles généreuses, écoles desservant une démographie familiale stable, et quinze minutes en voiture de Sophia et de l'autoroute. C'est la commune qui attire discrètement les acheteurs qui ont visité Châteauneuf ou Opio et voulaient un peu plus pour un peu moins. Le +25 % à cinq ans s'aligne sur la moyenne de l'arrière-pays, suggérant un marché bien valorisé plutôt que sur- ou sous-réagi.

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Roquefort-les-Pins

Roquefort-les-Pins compte 384 transactions sur 2020-2025 — quatrième volume après Mougins, Grasse et Valbonne. Prix médian de vente 867 385 €, médiane €/m² 5 624 €, évolution cinq ans +17 % (la plus basse de l'échantillon après le +6 % de Biot contraint par l'offre). L'évolution 2023→2024 a été de -1 %, essentiellement stable.

Les données 2025 partielles sont encourageantes : 27 transactions à 6 199 €/m² (+9 % par rapport aux 5 710 €/m² de 2024) et prix médian de vente à 920 000 €. Le marché ne suit pas le tassement 2024 vécu par Mougins et Opio — il rattrape discrètement après avoir traîné derrière l'arrière-pays pendant le boom +40 %/+38 % de Mougins et Châteauneuf.

Roquefort-les-Pins est géographiquement centrale — à peu près à équidistance de Sophia Antipolis, Mougins, Valbonne et la côte — ce qui en fait la commune de repli par défaut pour les acheteurs dont le premier choix est devenu trop cher. Le +9 % du partiel 2025 suggère que ce flux de repli commence à se traduire par une vraie croissance mesurable. Roquefort en 2026 ressemble à Valbonne en 2022 : encore abordable, encore sous le radar, et structurellement positionnée pour une appréciation supplémentaire à mesure que les marchés voisins se stabilisent à des niveaux plus élevés.

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Ce que cela signifie pour Q3 et Q4 2026

Trois schémas tirés des données méritent d'être conservés pour le second semestre 2026.

Le segment premium digère. Mougins, Valbonne, Opio et Châteauneuf ont tous couru fort de 2020 à 2024 et entrent maintenant dans des phases de consolidation d'intensité variable. Mougins essentiellement stable en annuel, Valbonne en consolidation après un +12 % 2024, Opio à volume faible. Aucun de ces marchés n'est en déclin ; tous sont des marchés dont les 12 prochains mois ne devraient pas répéter les 24 précédents. Les acheteurs qui ont patienté pendant la hausse disposent d'une fenêtre. Les vendeurs qui valorisent comme en 2023 verront leurs annonces vieillir.

Le segment valeur rattrape. Grasse, Roquefort-les-Pins et les sous-marchés valeur du Rouret ont absorbé le report depuis le segment premium et continuent d'afficher une croissance mesurable. L'écart €/m² entre Mougins et Grasse s'est moins resserré que l'écart en valeur absolue ne le suggère — les acheteurs de Grasse paient désormais nettement plus au m² qu'en 2020, depuis une base plus basse. Ce rattrapage n'est pas épuisé ; le +9 % du €/m² partiel 2025 de Roquefort est la donnée la plus susceptible de se répéter.

Biot est un marché à part. Le +6 % à cinq ans et le €/m² de 7 222 € des 12 derniers mois ne peuvent coexister sans une segmentation forte entre un haut de gamme étroit et un milieu qui s'amincit. C'est précisément ce qui se passe. Pour les acheteurs, cela signifie que les prix de Biot ne sont pas "à la traîne" de l'arrière-pays — le Biot abordable de 2020 a largement disparu, et le Biot qui transige en 2025 est le haut de gamme patrimonial. Cadrer ses attentes en conséquence.

Un avertissement à répéter : DVF est un jeu de données avec six mois de décalage, et le second semestre 2025 n'est pas encore entièrement enregistré. La publication DGFiP d'octobre 2026 affinera ces chiffres — en particulier le 2024→2025 actuellement calculé sur des données 2025 partielles seulement. Une mise à jour Q4 2026 paraîtra fin octobre 2026 dès la disponibilité de ces chiffres.

Sources

Questions Fréquentes

Questions Fréquentes

Châteauneuf-de-Grasse affiche le prix médian de vente le plus élevé en 2025 à 1 333 000 €, sur 10 transactions, devant Mougins à 1 110 000 € (40 transactions) et Biot à 1 140 000 € (19 transactions). Au m², le classement change : Biot mène à 7 182 €/m², Mougins à 7 111 €/m², Opio à 6 497 €/m² et Châteauneuf à 5 745 €/m². Source : DVF / DGFiP, maisons ≥100 m² uniquement.
Mougins est en tête avec +40 % sur le €/m² médian entre 2020 et 2025, suivie de Châteauneuf-de-Grasse à +38 %, Grasse à +27 %, Valbonne et Le Rouret à +25 %, Opio à +23 % et Roquefort-les-Pins à +17 %. Biot fait exception à +6 %, reflet d'un PLU strict qui contraint la construction neuve dans le périmètre du village.
Grasse reste le meilleur rapport qualité-prix à 4 753 €/m² en 2025 — soit environ deux tiers du prix de Biot ou Mougins pour une surface équivalente. Le Rouret suit à 3 893 €/m² (chiffre tiré par un faible échantillon de grandes parcelles), puis Roquefort-les-Pins à 6 199 €/m². Pour qui privilégie le €/m² sur le prestige du code postal, les collines de Grasse et Le Rouret offrent le meilleur ratio valeur-qualité.
La base DVF (Demandes de Valeurs Foncières) enregistre le prix réel auquel chaque bien s'est vendu en France, transmis à la Direction Générale des Finances Publiques au moment de la signature notariale. C'est le seul jeu de données public reflétant la valeur de transaction effective et non le prix demandé. Les annonces d'agences traduisent les espérances des vendeurs ; le DVF traduit ce que les acheteurs ont réellement payé. La DGFiP la publie deux fois par an sous Licence Ouverte 2.0 (Etalab) ; c'est la base de toute analyse rigoureuse du marché résidentiel français.
Le marché des villas dans l'arrière-pays est un segment à faible volume et prix élevés. Sur les huit communes étudiées, les douze derniers mois de DVF entièrement enregistrés totalisent 91 ventes — environ 11 par commune par an en moyenne. Ce faible nombre n'est pas un signe de faiblesse : il reflète le caractère de niche du marché et le décalage typique de 3 à 6 mois de publication DVF. La prochaine publication DGFiP en octobre 2026 devrait grossir ces volumes en intégrant le second semestre 2025.
Le dernier cycle annuel DVF (médian €/m² 2023→2024) montre que cinq des huit communes progressent — Valbonne +12 %, Châteauneuf-de-Grasse +10 %, Le Rouret +5 %, Grasse +4 %, Biot +2 % — et trois reculent légèrement : Roquefort-les-Pins -1 %, Mougins -3 %, Opio -4 %. Les deux plus grosses progressions à cinq ans (Mougins +40 %, Châteauneuf +38 %) marquent une pause après une longue course ; les marchés plus petits comblent discrètement l'écart. Les données 2025 partielles suggèrent une stabilisation des prix au plafond 2024 plutôt qu'une nouvelle baisse.
Trimestriellement. La mise à jour des données suit la publication semestrielle DVF de la DGFiP (avril et octobre). Les rapports Q1 et Q2 s'appuient sur la publication d'avril ; ceux de Q3 et Q4 sur celle d'octobre. Chaque rapport est daté et la version du jeu de données utilisée est précisée dans la section méthodologie pour permettre la vérification.
Chaque commune couverte par ce rapport dispose d'une page DVF dédiée sur lareserve.co avec le détail annuel depuis 2020, le nombre total de transactions, le volume des 12 derniers mois, le prix médian, la médiane €/m² et l'évolution annuelle. Les liens sont disposés tout au long du rapport, et les pages sont accessibles directement à lareserve.co/[commune]/recently-sold (par exemple lareserve.co/valbonne/recently-sold).

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