Vue au petit matin depuis un sentier pierreux au-dessus de Châteauneuf-de-Grasse sur les restanques d’oliviers, les maisons en pierre et la plaine d’Opio vers la baie de Cannes

Analyse de marché

Les prix de l’immobilier dans l’arrière-pays à l’automne 2026 : ce que disent les chiffres avant la publication DVF

Le prix au mètre carré dans les huit villages au 1er septembre 2026, pourquoi les estimations publiées divergent, et ce que la publication DVF d’octobre viendra trancher.

Auteur
La Reserve Research
Publié
26 septembre 2026
Durée
18 min de lecture

L’essentiel : où en sont les prix de l’arrière-pays en septembre 2026

Sur les huit villages que nous couvrons, le prix moyen au mètre carré au 1er septembre 2026 va de 3 795 € à Grasse à 6 415 € à Opio, avec Mougins à 6 171 € et Valbonne à 5 373 €, tous types de biens confondus, selon les estimations MeilleursAgents. Les maisons se paient plus cher que les appartements presque partout, avec un écart maximal à Valbonne, autour de 41 pour cent, et minimal à Opio, autour de 10 pour cent.

Voilà pour le titre. La réserve compte davantage. Chacun de ces chiffres est une estimation construite sur des retours d’agences et des annonces, pas un registre de ventes signées. Le registre public des ventes signées, DVF, a été mis à jour le 7 avril 2026 et s’arrête aujourd’hui au 31 décembre 2025. La prochaine publication tombe en octobre 2026 et ajoutera le premier semestre de cette année. Donc, pendant ces dernières semaines de septembre, celui qui cite DVF dans l’arrière-pays cite des ventes closes il y a au moins neuf mois, sur un marché où les douze derniers mois ont été tout sauf plats.

Notre lecture : l’écart entre les deux sources est l’information la plus utile du moment. Quand la moyenne d’un estimateur dépasse les derniers relevés DVF confirmés de plus de six ou sept pour cent, nous la traitons comme un signal de prix demandé, pas comme une valeur. Quand les deux concordent, le chiffre est assez solide pour bâtir une offre. Concrètement, Grasse et Biot sont aujourd’hui les communes les plus faciles à évaluer avec confiance, Opio et Le Rouret les plus difficiles, parce que le faible volume des petites communes permet à quelques ventes atypiques de déplacer la moyenne de plusieurs centaines d’euros au mètre carré.

Mise à jour du 19 octobre 2026 : la publication DVF d’automne n’était pas encore en ligne sur data.gouv.fr à cette date, et nous ajouterons ses chiffres ici dès sa sortie. Si vous achetez cet automne, elle vaut d’être attendue. Si vous vendez, il vaut mieux fixer le prix avant, tant que les moyennes des estimateurs restent le chiffre le plus fort de la pièce.

Le prix au mètre carré dans les huit villages

Voici les estimations MeilleursAgents au 1er septembre 2026 pour les communes où nous travaillons, avec la population résidente et la part de résidences secondaires, qui en dit long sur le comportement d’un marché local.

CommuneTous types €/m²Appartement €/m²Maison €/m²Population (Insee 2023)Résidences secondaires
Opio6 4155 8586 4642 52717,1 %
Châteauneuf-de-Grasse6 259n/dn/d3 81521,3 %
Mougins6 1715 1866 94219 78219,6 %
Le Rouret6 092 (1er août)4 680 environ5 532 à 5 5764 20910,9 %
Roquefort-les-Pins5 886n/d6 471 (janv. 2026, Orpi)7 29219,1 %
Biot5 6564 9616 02610 51111,9 %
Valbonne5 3734 6126 49511 93916,6 %
Grasse3 7953 5404 26650 97012,2 %

Deux choses paraissent fausses au premier regard et ne le sont pas. Valbonne passe sous Biot sur la ligne tous types alors qu’elle la devance nettement sur les maisons. C’est un effet de structure. 16,1 pour cent des résidences principales de Valbonne sont des une-pièce, part inhabituellement élevée portée par les quartiers de Garbejaire et Haut-Sartoux construits pour Sophia Antipolis, et 41,5 pour cent des ménages y sont locataires. Une moyenne communale qui mélange des studios de Garbejaire et des villas du chemin de Peyniblou ne vous renseigne sur aucun des deux.

La deuxième anomalie est Opio en tête. Une commune de 2 527 habitants produit sans doute quarante à soixante transactions enregistrées par an. À ce volume, une seule vente sur la ceinture du golf à 9 000 € le mètre carré déplace visiblement la moyenne publiée. Prenez les 6 415 € d’Opio comme une fourchette large, pas comme un point.

Grasse est la seule commune ici sous 5 000 €, et la seule où le prix d’entrée est fixé par une vraie ville et non par un village. Ses 50 970 habitants et ses 12,2 pour cent de résidences secondaires en font un marché de résidence principale qui se trouve à vingt minutes de Valbonne. Nos médianes DVF, pour les maisons vendues 1 M€ et plus (700 000 € et plus au Rouret, où les ventes à 1 M€ et plus sont trop peu nombreuses), figurent dans l’indice des prix de l’arrière-pays.

Pourquoi trois estimateurs donnent trois chiffres différents pour le même village

Le Rouret en est l’illustration la plus nette. Passez la commune dans quatre sources publiées ce mois-ci et vous obtenez une moyenne tous types de 6 092 € le mètre carré chez MeilleursAgents au 1er août, un chiffre maison de 5 532 € chez Orpi en septembre, une médiane maison de 5 576 € sur un outil dérivé de DVF, et des chiffres appartement allant de 4 339 € à 5 193 € selon la médiane consultée. Même commune, même mois, un écart de plus de mille euros au mètre carré.

Aucune de ces sources ne ment. Elles mesurent des choses différentes. MeilleursAgents reconstruit chaque mois une estimation à partir des retours de transactions de ses agences partenaires, des annonces en ligne et de données socio-économiques, et la publie net vendeur, donc hors frais d’agence et de notaire. Les outils dérivés de DVF publient le prix inscrit sur l’acte, qui inclut la commission d’agence quand le vendeur l’a payée et l’exclut quand l’acquéreur l’a réglée. Orpi et les portails publient ce que montre leur propre portefeuille, biaisé vers ce qu’ils vendent. Moyenne et médiane divergent fortement dans une commune où quelques biens se situent très au-dessus des autres, et Le Rouret, avec ses appartements de village près de la route de Nice et ses mas sur grands terrains vers Roquefort, est précisément cette commune.

La règle que nous appliquons : dans les communes de moins de 5 000 habitants, ne jamais citer un chiffre unique. Citer une fourchette et dire quelle source en trace chaque borne. Au Rouret, nous donnons une fourchette plutôt qu’un chiffre pour une maison saine en état correct sur un terrain normal, puis nous ajustons. La même logique vaut à Opio et à Châteauneuf-de-Grasse.

Dans les communes plus grandes, les estimateurs convergent, parce que le volume lisse le bruit. Grasse, avec ses 50 970 habitants et plusieurs centaines de ventes par an, produit des chiffres qui tiennent à quelques pour cent près d’une source à l’autre. Mougins et Biot se comportent de la même façon. Cette convergence est elle-même un indice du poids que le chiffre peut porter.

Ce que la publication DVF d’octobre va apporter

DVF, pour Demandes de Valeurs Foncières, est le registre que la Direction générale des Finances publiques publie deux fois par an à partir des droits de mutation perçus sur chaque vente. Il porte la date, le prix inscrit sur l’acte, la référence cadastrale, la surface et le type de bien. Il ne porte pas l’adresse complète, l’état, la vue, ni le fait que la piscine fonctionnait. C’est le seul relevé public gratuit de ce que les gens ont réellement payé.

Le rythme de publication est fixe et mérite d’être retenu. Avril ajoute le second semestre de l’année précédente. Octobre ajoute le premier semestre de l’année en cours. La publication du 7 avril 2026 a porté la base au 31 décembre 2025. Celle d’octobre 2026 ajoutera toutes les ventes signées entre le 1er janvier et le 30 juin 2026.

Pour l’arrière-pays, cela compte plus qu’à Nice ou à Antibes. Une commune comme Châteauneuf-de-Grasse enregistre environ soixante à quatre-vingt-dix ventes sur une année pleine. Un semestre manquant n’y est pas une erreur d’arrondi, c’est l’essentiel des preuves. Quand nous évaluons une maison au Pré-du-Lac en septembre, la vente confirmée réellement comparable la plus proche peut facilement avoir quatorze mois, et venir d’un marché aux taux différents et à la confiance différente.

Ce que nous attendons de la publication d’octobre, et nous le commenterons quand elle tombera : une poursuite de la reprise des volumes plutôt qu’un saut des prix. Les chiffres nationaux des notaires montraient une reprise des volumes sur les douze mois à mi-2026. Cela correspond à ce que nous voyons ici. Davantage de maisons qui changent de mains, des vendeurs qui acceptent plus vite des chiffres réalistes, et des prix affichés qui bougent de quelques points plutôt que des dix ou quinze pour cent de 2021 et 2022.

Une note pratique. Les données DVF géolocalisées sont publiées sur data.gouv.fr et sur le visualiseur Etalab app.dvf.etalab.gouv.fr, gratuitement. Patrim, accessible depuis votre compte impots.gouv.fr, offre une vue proche avec un périmètre légèrement différent, et c’est la version qu’un notaire français vous opposera le plus volontiers.

Grasse : la seule commune sous 4 000 €, et pourquoi

Grasse affiche 3 795 € le mètre carré tous types au 1er septembre 2026, avec 3 540 € pour les appartements et 4 266 € pour les maisons. C’est environ quarante pour cent sous Mougins, à quinze minutes par la D6185 et la D4. Aucune différence de vue, d’école ou de trajet n’explique à elle seule un écart pareil.

Ce qui l’explique, c’est le parc et la fonction. Grasse compte 50 970 habitants et 12,2 pour cent de résidences secondaires, l’une des parts les plus basses des huit (seul Le Rouret est plus bas, à 10,9 pour cent). C’est une ville de travail, avec un parc important d’appartements d’avant 1970 dans le centre historique et au Plan de Grasse, souvent en copropriété avec travaux différés et mauvaise performance énergétique. La moyenne communale est tirée vers le bas par ce parc, pas par une faiblesse des bonnes adresses. Un appartement en pierre rénové avec terrasse dans la vieille ville et une maison côté Saint-Antoine ou Saint-Jacques relèvent d’une arithmétique totalement différente.

Le point énergie est le sujet vif de l’année. Le recalcul du DPE et les interdictions progressives de location ont sévèrement réévalué les appartements classés F et G, et Grasse en détient plus pour cent logements que toute autre commune que nous couvrons. Si vous achetez un appartement grassois pour louer, la lettre du DPE n’est pas un détail, elle décide si le bien est louable sur la durée de détention que vous visez. Si vous achetez pour rénover et habiter, cette même lettre est votre levier de négociation, et un levier sérieux.

Notre avis sur Grasse : la moyenne communale est quasi inutile pour l’acquéreur et franchement trompeuse pour le vendeur d’un bon bien. Travaillez secteur par secteur. L’écart entre le Plan de Grasse et les rues qui montent vers la cathédrale Notre-Dame-du-Puy est plus grand que l’écart entre Grasse et Valbonne.

L’accès a renforcé le dossier. L’échangeur A8 de Cannes-Mougins est à une vingtaine de minutes du centre en trafic normal, la ligne TER dessert Cannes puis Nice, et la D2085 vers Châteauneuf-de-Grasse et Le Rouret met tout l’arrière-pays est à moins d’une demi-heure. Voir les prix des maisons à Grasse depuis 2021.

La tranche à 6 000 € : Opio, Châteauneuf-de-Grasse et Mougins

Trois communes dépassent 6 000 € le mètre carré sur la ligne tous types au 1er septembre, quatre avec le chiffre du Rouret au 1er août. Elles y arrivent par trois chemins différents, et l’acquéreur qui les traite comme interchangeables paiera trop cher dans au moins l’une des trois.

Mougins à 6 171 € est la seule des trois à avoir une vraie profondeur. Près de vingt mille habitants, près d’un logement sur cinq en résidence secondaire, et un chiffre maison de 6 942 € contre 5 186 € pour les appartements. La prime maison d’environ trente-quatre pour cent traduit un parc de villas qui bénéficie d’une véritable demande internationale. Mougins a aussi les meilleures références locatives des huit, à 25,1 € le mètre carré par mois pour les maisons contre 19,4 € pour les appartements, l’écart maison sur appartement le plus large que nous suivions, ce qui vous dit qui loue là-bas et pourquoi.

Opio à 6 415 € relève du marché étroit évoqué plus haut. Ses 17,1 pour cent de résidences secondaires forment une part élevée, même si Châteauneuf-de-Grasse (21,3 pour cent) et Mougins (19,6 pour cent) font plus, et avec seulement 2 527 habitants la commune tient du marché purement discrétionnaire. La prime maison sur appartement n’est que d’environ dix pour cent, ce qui est inhabituel et reflète le peu d’appartements disponibles pour comparer. La ceinture du golf d’Opio-Valbonne et les restanques d’oliviers au-dessus de la Brague donnent le ton.

Châteauneuf-de-Grasse à 6 259 € paie l’horizon. La vue mer depuis la terrasse de l’église, par-dessus la plaine d’Opio vers la baie de Cannes et les îles de Lérins, est l’actif, et elle est tarifée comme telle. Reculez de deux cents mètres derrière la crête et la même qualité de construction sur la même surface de terrain décroche nettement. C’est la commune où nous prévenons le plus souvent les acquéreurs que la moyenne communale est un piège, parce que la prime de vue n’est pas un pourcentage réparti uniformément, c’est une marche qui s’applique à une bande étroite d’adresses.

Les trois sont à moins de quinze minutes de Sophia Antipolis par la D3, la D2085 ou la D35, ce qui est la raison d’être de cette tranche.

Où se trouve la valeur : Biot, Roquefort-les-Pins, Le Rouret et le marché des appartements de Valbonne

La bande située entre environ 5 300 et 5 900 € le mètre carré est celle où nous avons le plus travaillé cette année, et c’est là, selon nous, que les acheteurs en ont le plus pour leur argent à l’approche de 2027.

Biot à 5 656 € tous types, 4 961 € pour les appartements et 6 026 € pour les maisons, est le marché le plus lisible des huit. Environ 10 500 habitants, 11,9 pour cent de résidences secondaires, deux sous-marchés nettement séparés entre le village médiéval au-dessus de la Brague et le côté Saint-Philippe qui borde Sophia Antipolis, et assez de volume annuel pour que les estimations publiées concordent. Le village est à quatre kilomètres de la mer et à une dizaine de minutes de l’A8 à Antibes par la D4. Les acquéreurs qui veulent un village où l’on marche, un vrai accès à la mer et un trajet vers Sophia y reviennent toujours.

Roquefort-les-Pins à 5 886 € achète du terrain plutôt que du village. La commune s’est construite sur de grandes parcelles sous les pins, avec un zonage équestre sur une partie des Plans, et dix à quinze minutes jusqu’à Sophia par la D2085. Si votre cahier des charges comprend une piscine, un paddock ou simplement de la distance avec les voisins, le prix au mètre carré de bâti est le mauvais indicateur et le prix au mètre carré de terrain le bon.

Le Rouret occupe la même bande avec le plus grand désaccord entre sources, ce que nous lisons comme une opportunité plutôt qu’un danger. L’acquéreur qui a fait le travail DVF et sait défendre un chiffre y trouvera des vendeurs accrochés à une donnée de portail qu’ils ne peuvent pas étayer.

Reste le marché des appartements de Valbonne à 4 612 €, deuxième chiffre appartement le plus bas des huit après Grasse. Dans une commune où 41,5 pour cent des ménages sont locataires et où 13,7 pour cent des résidences principales sont des logements sociaux, le marché des appartements de Garbejaire et Haut-Sartoux se comporte comme un marché locatif porté par Sophia, pas comme un marché de village azuréen. C’est cette divergence qui place la moyenne communale de Valbonne sous celle de Biot alors que les maisons valbonnaises sont les deuxièmes plus chères des huit à 6 495 €.

Taux, marges de négociation et délais

Le contexte de financement a bougé cet été puis s’est stabilisé. Les taux moyens sur vingt ans en France s’établissaient à 3,22 pour cent en juin 2026 et ont atteint 3,39 pour cent en septembre selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les meilleurs dossiers obtenant moins, surtout avec un apport conséquent. Pour un acquéreur non-résident, le taux applicable sera en général supérieur à ces chiffres affichés, et les banques françaises continueront d’exiger un endettement total sous la limite de 35 pour cent, nouveau prêt compris.

La négociation est revenue sans tourner à la débâcle. Les chiffres nationaux des réseaux d’agences situent l’écart moyen entre prix demandé et prix conclu autour de 5,1 pour cent, avec environ 5,4 pour cent hors Paris. Dans l’arrière-pays, nous observons une distribution à deux bosses plutôt qu’une moyenne unique. Les maisons correctement évaluées à Biot, au village de Valbonne ou au village de Mougins se traitent encore à deux ou trois pour cent du prix affiché, parfois au prix quand deux acquéreurs se présentent. Les biens surévalués, et ils sont nombreux, restent six mois puis se vendent huit à douze pour cent sous le chiffre initial après une ou deux baisses publiques.

Sur les délais, les études nationales situent la vente moyenne autour de 96 jours au premier trimestre 2026. Notre observation dans les huit villages est qu’une maison bien présentée sous 1,2 million d’euros va plus vite que cela, et que tout ce qui dépasse environ 2,5 millions va nettement plus lentement, parce que le vivier d’acquéreurs à ce niveau est restreint, international et saisonnier. L’automne et le début du printemps sont les périodes des vraies visites internationales ici. Le mois d’août est fait pour les vacances, pas pour signer.

Deux points mécaniques sur le coût. Environ 83 départements ont relevé la part départementale des droits de mutation à partir de 2025 (tableau DGFiP des taux au 1er février 2026), portant le coût total d’acquisition dans l’ancien vers les 8 pour cent en bien des endroits. Les Alpes-Maritimes ont toutefois maintenu leur taux à 4,5 pour cent, si bien que les frais dans l’ancien restent ici autour de 7 pour cent. Confirmez auprès de votre notaire. Et le délai du compromis à l’acte reste d’environ deux mois et demi à trois mois, davantage si une condition de prêt ou un droit de préemption communal entre en jeu.

Comment nous passons d’une moyenne communale à un chiffre réel

La moyenne communale est la ligne de départ. Voici l’ordre dans lequel nous travaillons, et ce que chaque poste vaut à peu près sur ce marché.

Secteur. Le plus gros ajustement, couramment vingt à trente pour cent de part et d’autre de la moyenne communale. Le village de Valbonne contre Garbejaire, le village de Mougins contre Font-Roubert, la crête de Châteauneuf contre l’arrière du plateau. Rien d’autre ne déplace autant le chiffre.

Vue. Un véritable horizon marin sur la baie de Cannes est une marche, pas une pente. Nous l’avons vu valoir quinze à vingt-cinq pour cent sur des maisons par ailleurs comparables à Châteauneuf-de-Grasse et sur la corniche de Mougins. Une vue de vallée ou de collines sans mer vaut bien moins que ce que les propriétaires imaginent, souvent moins de cinq pour cent.

Terrain. À Roquefort-les-Pins, au Rouret et à Opio, la parcelle vaut fréquemment plus que le bâti. Vérifiez le zonage PLU, la constructibilité résiduelle, et si le cadre ZAN n’a pas fermé la division que le vendeur laisse entendre.

Énergie. Après recalcul, les lettres du DPE pèsent en euros. Une maison classée F ou G exige un chiffrage de travaux avant d’annoncer un prix, et ce chiffrage est une déduction légitime, pas une manoeuvre d’ouverture.

Débroussaillement. L’obligation légale de débroussaillement sur cinquante mètres s’applique largement ici et les arrêtés préfectoraux de 2025 et 2026 l’ont durcie. Sur une parcelle boisée au-dessus de Roquefort ou du Rouret, le premier passage peut atteindre plusieurs milliers d’euros et se répète chaque année. Intégrez-le au prix.

Piscine, accès et réseaux. Une piscine en service avec dispositif de sécurité conforme, une allée praticable par un camion de livraison, et le tout-à-l’égout plutôt qu’une fosse septique valent chacun de l’argent réel et cachent chacun un coût réel quand ils manquent. Une fosse non conforme est une négociation post-diagnostics classique dans le secteur.

État. En dernier, parce que c’est le poste que les acquéreurs surpondèrent. La fatigue cosmétique se répare à bon compte et doit se négocier fermement. Les mouvements de structure, la toiture et l’électricité ancienne sont les postes coûteux.

Appliquez ces sept points dans cet ordre à trois comparables DVF confirmés et vous atterrirez à quelques pour cent de la valeur de la maison. Appliquez-les à une seule moyenne de portail et non. Pour votre bien, commencez par notre estimation en ligne.

Notre avis pour l’automne 2026

Nous pensons que cet automne est raisonnable pour acheter dans l’arrière-pays et exigeant pour vendre, soit l’inverse de ce que suggèrent les titres sur les prix.

L’argument pour acheter est que les volumes se sont redressés plus vite que les prix. Au niveau national, les volumes de transactions se sont redressés sur les douze mois à mi-2026 tandis que les indices de prix bougeaient peu. Plus de choix, plus de vendeurs déjà passés par une baisse, et un financement autour de 3,4 pour cent sur vingt ans. Ces trois conditions s’alignent rarement.

L’argument contre la vente immédiate est plus étroit qu’il n’y paraît. Si votre maison se trouve à Biot, au village de Valbonne, au village de Mougins ou sur la crête de Châteauneuf et qu’elle est correctement évaluée, elle se vendra cet automne près du prix demandé. Si elle est ailleurs et calée sur une moyenne communale, elle restera, et la publication DVF d’octobre remettra à tout acquéreur qui la lit un argument imprimé contre votre chiffre.

Où nous mettrions de l’argent aujourd’hui : des maisons entre 800 000 € et 1,4 million d’euros à Biot, au Rouret et à Roquefort-les-Pins, où le désaccord entre sources est le plus large et où l’acquéreur préparé détient un avantage d’information. Également des appartements rénovés au village de Valbonne et au village de Mougins, où la prime du village praticable à pied est durable et où le plancher locatif sous eux est réel.

Où nous serions prudents : tout ce qui dépasse 2,5 millions d’euros acheté lors d’une visite estivale, les appartements classés F et G à Grasse achetés comme actifs locatifs sans budget travaux, et les acquisitions à Opio ou Châteauneuf calées sur la moyenne communale sans trois comparables sous la main.

Et le point de calendrier, encore une fois. Si vous pouvez attendre la publication, attendez. La publication DVF d’octobre ne changera pas ce que vaut une maison, mais elle changera ce que vous pouvez prouver, et en négociation ce n’est pas la même chose. Notre article pour estimer une maison de l’arrière-pays détaille la méthode.

Ce qu’il faut surveiller d’ici janvier

La publication DVF d’octobre. Publiée sur data.gouv.fr et consultable via app.dvf.etalab.gouv.fr. Elle ajoute janvier à juin 2026. Nous passerons les huit communes dedans et publierons ce qui a changé. Le chiffre que nous surveillerons le plus est le prix médian des maisons à Biot et à Roquefort-les-Pins, où les moyennes des estimateurs ont le plus bougé et où la confirmation est la plus mince.

Les taux jusqu’au nouvel an. Les moyennes vingt ans ont dérivé à la hausse pendant l’été, de 3,22 pour cent en juin à 3,39 pour cent en septembre. Un mouvement supplémentaire de vingt-cinq points de base dans un sens ou l’autre modifie la capacité d’emprunt d’environ deux à trois pour cent, assez pour déplacer un budget familial entre Le Rouret et Valbonne.

Les règles énergétiques. Les restrictions de location liées aux lettres du DPE se durcissent selon un calendrier publié. Si vous détenez un appartement classé G à Grasse ou une villa mal isolée dans l’une des huit communes, la question n’est plus de savoir s’il faut faire les travaux mais s’il faut les faire avant ou après avoir tenté de vendre.

Les droits de mutation. La part départementale des droits de mutation a pu augmenter à partir de 2025, mais les Alpes-Maritimes sont restées à 4,5 pour cent. Demandez par écrit à votre notaire le taux applicable à votre date de signature avant de bâtir un budget.

Le contrôle du débroussaillement. Les arrêtés préfectoraux de 2025 et 2026 ont renforcé l’obligation des cinquante mètres et les contrôles associés. Attendez-vous à la voir apparaître plus souvent dans les échanges précontractuels cet hiver.

Le calendrier scolaire. Le CIV de Valbonne et les sections internationales provoquent chaque année une poussée prévisible des recherches familiales de janvier à mars. Si vous vendez une maison de quatre chambres dans une bonne carte scolaire, cette fenêtre est votre marché, et elle s’ouvre avant que les chiffres DVF ne vieillissent de nouveau en avril.

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